Astronomie contre astrologie : l'influence du Serpentaire

Astronomie contre astrologie : l’influence du Serpentaire

Au IIème siècle, l’astronomie et l’astrologie étaient deux sciences distinctes qui cohabitaient en assez bons termes parce qu’elles étaient basées sur les mêmes principes, c’est à dire les mouvements apparents du ciel. Ptolémée (astronome et astrologue Grec né en 90 et mort en 168) ne faisait aucune confusion entre l’astronomie et l’astrologie. Ainsi, il fournissait les explications des effets astrologiques des planètes, en fonction de leurs effets chauffant, rafraîchissant, mouillant, et séchant.

Le divorce éclata à partir du moment où les astronomes (grâce à Copernic) s’aperçurent que c’était la terre qui tournait autour du soleil et non les astres qui tournaient autour de la terre. Cette découverte affecta considérablement le prestige des astrologues, et c’est depuis lors que nous avons assez de mal à nous faire comprendre.

Si l’astrologie est basée sur des observations apparentes, son rôle principal est d’étudier et de révéler tout ce qui se passe sur cette terre.

Nous en venons donc à ce fameux Serpentaire. D’où vient-il et qui est-il ?

Le Serpentaire tient son nom de la constellation d’Ophiuchus. Il se situerait entre le 29 novembre et le 18  décembre. Ce 13ème signe correspond à une 13ème constellation Ophiuchus, située entre celle du scorpion et du sagittaire. Cette constellation à toujours été utilisée par les astronomes dans leur zodiaque. Les astrologues quand à eux, s’en tiennent à un zodiaque de 12 signes. En effet, le zodiaque a été divisé à l’époque babylonienne (au Vème siècle avant Jésus-Christ) en 12 parties égales de 30°, une pour chaque partie de l’année chacune pourtant le même nom que la constellation se trouvant derrière.

C’est Jean Rignac, célèbre astrologue des années 70, officiant sur RTL, qui voulu introduire le signe du Serpentaire dans le zodiaque traditionnel. Devant le tollé général, cette idée fut rapidement abandonnée. L’idée même de 13 signes était impensable, du fait du mysticisme et des superstitions qui entourent ce chiffre. C’est donc un bien vieux débat qui a été relancé récemment par Parke Kunkle, astronome américain du Minnesota.

Alors qui croire, et que penser ?

Tout d’abord, il faut bien considérer que si l’astronomie est une science, l’astrologie est un art divinatoire. Et comme tout art, il s’exerce selon ses règles propres. Personne aujourd’hui ne songerait à remettre en cause l’œuvre de Picasso au prétexte que que certains de ses tableaux ne représentent pas une réalité visuelle telle que nous la connaissons. Ainsi en est-il de l’astronomie et de l’astrologie.

En tant qu’astrologue, j’ai effectué (seule ou avec l’aide d’une amie astrologue) plus de deux cent thèmes astraux, dont beaucoup pour des enfants. Et en ayant suivi certains pendant des années, je peux affirmer sans risque que le thème dévoilait effectivement la personnalité et le parcours de cet enfant.

Pour ma part ce fut une vielle dame, Raymonde Solbet, astrologue karmique, qui fit mon thème astral ainsi que celui de mes enfants. Et après plus de vingt ans, je pense avoir largement le recul pour dire que tout ce qu’elle a pu me révéler pour nous, s’est révélé parfaitement exact, en dépit des contestations et des doutes que j’avais pu avoir à l’époque.

Gardez toujours à l’esprit que l’astrologie est un outil pour vous aider à conduire votre vie. Elle vous révélera des traits de votre personnalité et les grandes lignes de votre vie. Mais la vérité, c’est vous qui la détenez, tout au fond de vous. C’est vous qui savez qui vous voulez être et quel chemin vous voulez suivre.

L’homme ordinaire subit son étoile, mais le sage gère son étoile. (Raymonde Solbet)