La révélation

La révélation

Comment expliquer qu’on n’apprend pas à étre médium ou voyant, qu’il n’y a pas de cours ou de lecon à apprendre, mais que tout ceci est au fond de nous tous ? Nous avons tous et toutes ce merveilleux don de communiquer avec l’invisible. Tous les jours, toute la journée, on nous fait signe, on nous parle. Sauf que certains sont plus réceptifs que d’autres.

C’est dans ma dizième année que doucement, tout à commencé. Je rêvais d’un « grand frère » qui me parlait. Il me disait qu’il était là, qu’il veillait sur moi. Que mon père et lui veillaient sur moi. Au cours des années suivantes, j’avais de plus en plus de sensations, d’intuitions que je ne savais expliquer. Et puis un jour, alors que j’allais entrer dans ma treizième année, celui que j’avais toujours connu comme étant mon père m’appris aussi cruellement que brutalement qu’il n’était pas mon père, et qu’il était heureux de ne pas l’être. J’appris que mon père, « mon vrai père » était un gitan, qu’il était mort à la guerre, loin de chez lui, au Vietnam. J’appris que ma mère avait eu un fils jadis, mon frère, et qu’il était mort à six mois. Ce fut un choc terrible !

C’est à ce moment là que tout s’est révélé. Mon cerveau était en perpétuelle ébullition. Je voyais des choses incroyables. Je rêvais de choses extraordinaires, de scènes trop réelles pour être le fruit de mon imagination. Je rêvais d’un passé lointain, et d’un futur dont je verrai quelque temps plus tard la réalisation. J’avais peur. J’étais perdue. Je me croyais folle, et je jugeais plus prudent de ne rien révéler de ces visions et de ces songes. A seize ans, de peur de sombrer définitivement dans la folie, je ne voulu plus rien savoir de ces phénomènes. Je ne croyais plus en rien, ni en Dieu, ni en personne. Ce fut pour moi une période salutaire.

Dans ma vingtième année, avec l’esprit désormais plus serein, je me suis peu à peu tournée vers les cartes. Au cours de mes lectures, je découvris Belline, merveilleux voyant et je fus quelque peu rassurée. Je compris que je n’étais pas folle, que j’étais simplement différente. Je n’avais plus qu’à l’accepter et à en faire un atout. J’allais découvrir le monde de la voyance.

Ava